Gaétane Grossinger Divay
Je me nomme Gaétane Grossinger Divay, j'ai 57 ans. La douleur chronique qui m'habite depuis 26 ans a de nombreuses conséquences sur ma vie personnelle. J'ai fait le deuil de plusieurs activités que je faisais avec mon mari, mes enfants et mes amies. Malheureusement, j'ai maintenant plusieurs limites physiques, que je dois respecter et ne pas franchir.
La vie familiale est très touchée par ces douleurs. Je cachais mes douleurs à mes deux enfants, car je voulais leur offrir une vie normale, sans qu'ils en soient témoins. En vieillissant mes enfants, s'apercevaient que je ne pouvais jouer au ballon ni à un autre jeu demandant de courir ou de se pencher. Ils ont compris que je souffrais. Maintenant, ce sont deux jeunes adultes professionnels. Ils sont très occupés, mais ils trouvent toujours le temps de m'aider, de me téléphoner, de venir me voir ou de m'accompagner à des rendez-vous médicaux.
La vie sociale est presqu'inexistante maintenant. Je fais moins de sorties qu'auparavant. Heureusement, je peux compter sur de vraies amies qui sont là pour moi.
La vie professionnelle, n'existe plus depuis 3 ans déjà. Malheureusement, les douleurs chroniques toujours plus fortes ont fait en sorte que je n'étais plus capable de travailler. Je suis maintenant considérée comme invalide par la Régie des Rentes du Québec. J'aimais beaucoup mon travail de conseillère pédagogique en TIC. Il était si passionnant, si diversifié, si intéressant, si motivant, mais combien exigeant, difficile, énergivore et très demandant tant au niveau physique que psychologique. J'ai mis fin à ma carrière dans l'enseignement en 2005 après 31 ans de loyaux services. J'ai vécu cette fin de carrière comme un échec incroyable. J'ai eu de la difficulté à faire mon deuil du travail et de ce que je faisais auparavant.
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